dimanche 25 juin 2017

ADN vampire 1. d'Elodie Loch-Béatrix





ADN Vampire
De Élodie Loch Béatrix
Aux éditions « Le gâteau sur la Cerise »


Si vous avez froncé les sourcils quand vous avez lu le nom de l’édition, je vous explique tout Le gâteau sur la cerisec’est une toute nouvelle maison d’édition, créée par 5 professionnelles de l’édition pour les petites et les plus grandes ! ADN Vampire est leur premier roman. Je vous conseille d’aller faire un petit tour sur leur page Facebook (ici) ou sur la vidéo de la marraine de cette maison d’édition, Audrey du Souffle des Mots (ici) !




Résumé de l’éditeur :

Ils sont les V1, la première génération d’enfants nés vampires…


Carmine
 n’est pas une adolescente comme les autres, elle est une V1. Après un incident à New-York, sa famille s’installe à Inverness, en Écosse, et Carmine entre au prestigieux Saint Andrew College où   elle compte bien s’amuser avec ses nouveaux pouvoirs et défier l’autorité de ses parents pro-humains. Elle va cependant devoir apprendre à cerner ses propres limites : est-elle prête à blesser ses amis humains ? Se laissera-t-elle entraîner par Arthur, lui aussi un V1 ? Comment gérer pulsions amoureuses et soif de sang ? Sa curiosité et son goût des polars vont aussi l’engager dans une enquête dangereuse qui pourrait bien réveiller des démons du passé.


Mon avis :

Vous vous rappelez de Hanako, fille du soleil levant (mon article + interview pour vous rafraîchir la mémoire)  sortit il y a tout juste 1 ans ? Et bien quand sa talentueuse auteure, Élodie Loch Beatrix m’a annoncé son nouveau roman, j’ai sauté sur l’occasion. Et je ne suis pas déçue !

Avec ADN Vampire, Élodie Loch Béatrix montre qu’elle peut passer du roman jeunesse au roman jeune adulte, du registre réel au registre fantastique, et tout cela avec une grande facilité. Chapeau !

ADN Vampire est vraiment très agréable à lire. Tout est très fluide, les actions s’enchaînent rapidement.

 L’héroïne, Carmine, est vraiment très positive, forte et féminine.
Les personnages secondaires sont tous mignons et attachants. J’ai beaucoup aimé Arthur, et son côté mystérieux.

L’écriture est drôle, légère et sans prise de tête.

ADN Vampire est un cocktail de science-fiction, d’amour, d’enquête et d’atmosphère historique.
En règle générale, je n’aime pas trop les histoires de vampires mais le livre m’a séduite par son côté moderne et féminin. L’histoire rentre très bien dans le registre vampirique sans tomber dans les clichés du genre.
L’histoire d’amour est très mignonne. Toute l’histoire ne tourne pas autour de celle-ci mais c’est toujours d’agréable d’avoir une petite parenthèse romantique.
Le côté enquête est addictif.  On a vraiment envie de connaître l’identité du mystérieux meurtrier. On est pris au jeu, moi la première. De fait, je ne pouvais pas lâcher le livre. Cette enquête donne aussi beaucoup plus de gravité au récit puisqu’elle apporte son lot de sang et de décès ;’)
J’ai aussi beaucoup aimé toute l’histoire avec les confréries au sein du lycée. Cela apporte beaucoup de mystère et c’est une super idée.
Le côté historique est notamment  aux chapitres où l’auteure nous entraine dans l’Ecosse des clans, des grandes batailles et des légendes fantastiques. L’atmosphère est vraiment particulière. On est littéralement transporté, et ceci même dans les chapitres « modernes » du point de vue de Carmine.  

De fait, tous les sept chapitres « Carmine », il y a un chapitre du point de vue de Mairi, une héroïne que j’aurai plaisir à retrouver pour en apprendre plus sur elle.

Le roman m’a beaucoup fait penser aux romans de Kerstin Gier, avec le côté paranormal, les histoires d’amour, les sociétés secrètes, l’atmosphère anglaise (dans le cas d’ADN, Écossaise). Et ça m’a beaucoup plu ! (vous pouvez retrouver mes chroniques des tomes deux et trois de Silver ici et ici)

La fin n’est pas totalement surprenante mais elle reste très agréable et heureuse (ça fait du bien, parfois, les fin heureuses).

Si j’ai bien compris, il y aura encore deux tomes mais sur des personnages différents. J’ai hâte de découvrir qui seront ces personnages et de lire leurs histoires.

Ah oui, j’ai vraiment apprécié qu’un personnage porte mon prénom, c’était la première fois que cela arrivait ! ^^



Super !





samedi 17 juin 2017

Ne dites Jamais Jamais de Nathalie Stragier





Ne dites jamais jamais
Nathalie Stragier
Nathan Syros 2017


 [Spoiler sur les tomes 1 et 2]



Résumé : Pierrick est seul dans le futur et Andréa, Pénélope et Antarès se lancent à sa recherche pour le ramener au Moyen-Âge. Mais rien ne se passe comme prévu. Entre les femmes du futur, de plus en plus hostiles aux hommes et les gaffes d’Andréa, projetée dans une époque dont elle ne connait pas les moeurs, les héros ne sont pas prêts à retrouver leurs vies tranquilles dans leurs époques respectives !


Mon avis :


J’avais hâte de retrouver Pénélope, Antarès, Pierrick et Andréa pour le 3ème tome de cette série que j’ai énormément aimée. Et ce troisième tome ne m’a pas déçu.

On met plus de temps à rentrer dedans que pour les 2 premiers tomes mais ensuite, l’intrigue nous emporte et on se demande comment les héros vont faire pour s’en sortir.
Le rythme est très enlevé, les actions s’enchainent extrêmement vite sans blancs ni longueurs.

Ce qui change principalement par rapport aux deux premiers tomes, c’est le fait que l’histoire se déroule dans le futur, à l’époque de Pénélope. On découvre donc un nouveau mode de vie à la fois utopique et complètement ridicule aux yeux d’une personne contemporaine. Un monde sans hommes ou la violence n’existe plus. Les rôles sont donc inversés, Pénélope devient « l’hôte » et Andréa l’invitée complètement larguée. C’est très drôle et on s’identifie très bien à la moyen-âgeuse qui découvre le futur et commet bourde sur bourde.

C’est rare (et même unique) de découvrir un monde futuriste dans les yeux d’une personne d’aujourd’hui (en l’occurrence, Andréa) et ça marche extrêmement bien.

Du côté des personnages, la palette est très large.

Andréa est le parfait modèle de l’adolescente du 21ème siècle. À la fois dans ses habitudes de vie et dans sa façon de voir le monde. On s’identifie donc facilement à elle. Elle a de nombreuses qualités (fidélité, courage…) mais aussi des défauts ce qui la rend très humaine.

Antarès est le personnage le plus mystérieux. On connait bien son histoire de garçon dans un monde exclusivement féminin mais en revanche, on ne devine pas très bien ses pensées et ses avis sur les évènements. Il est très secret et complète bien l’histoire puisque les trois autres 
personnages principaux  sont eux très francs et ouverts.

Pierrick est le personnage “clé” du récit. Ce n’est pas le personnage le plus important et le plus creusé de l’histoire mais sans lui, les évènements auraient pris une toute autre tournure. On en sait assez sur lui pour savoir qu’il est sympathique, jovial et qu’il ne peut-être qu’un ami.

Pénélope est le personnage avec qui j’ai eu le plus de mal. Elle est assez superficielle. Certes, elle évolue, mais elle reste assez niaise dans sa façon d’être. Malgré tout, Pénélope m’a fait beaucoup rire. Et même si Pénélope me dérangeait, j’ai quand même réussi à apprécier (voir à adorer) cette trilogie. Donc oui, Pénélope m’a irritée (parfois) mais je me suis quand même attachée à elle (beaucoup).

Dans le 1er tome, c’était Andréa la narratrice, dans le second, Pénélope, et dans ce troisième tome, les deux héroïnes alternent. Cela permet d’avoir deux points de vue différents mais aussi de les séparer. De fait, grâce à ce choix de narration, elles peuvent aller toutes deux dans des endroits différents sans qu’on les perde de vue.
Les petits chapitres du point de vue de Pierrick sont aussi une parenthèse appréciable. 

La fin m’a fait sourire et m’a même arraché une petite larme (mon petit cœur était triste de quitter tous les personnages). C’est une bonne fin, ni triste ni trop heureuse. Je ne vais pas dire qu’elle m’a énormément surprise mais je l’ai beaucoup aimée.

Outre le fait que ce roman soit vraiment très drôle et rafraîchissant, c’est une vraie réflexion sur la société. C’est très réfléchi et féministe sans virer à l’excès. À travers la question du monde sans hommes, Natalie Stragier se demande si chaque genre est indispensable. Mais il n’y a pas que le féminisme qui est abordé. Des questions d’écologie et d’éducation notamment sont assez marquées dans ce troisième tome. Le tout dans une intrigue très drôle et bien ficelée. Chapeau !

J’ai aussi beaucoup aimé les références aux femmes célèbres à travers les prénoms des protagonistes. C’est un très bel hommage. Et oui, le futur n’a pas que des désavantages !

Bref, La trilogie « La fille du futur » est à mettre entre toutes les mains, à la fois pour son intrigue, son humour et son message ! 

Génial !




jeudi 8 juin 2017

Les Porteurs de C.Kueva






Les porteurs
C. Kueva
Thierry Magnier 2017


Résumé : Dans le monde où vit Matt, les enfants naissent hermaphrodites et choisissent à 16 ans leur sexe. Dans 3 mois, Matt choisira « garçon », il en est convaincu. Pourtant, il se révèle être un porteur, une déficience qui le condamne à demeurer ni homme, ni femme.
Matt va peu à peu ouvrir les yeux sur cette société qui n’est pas celle qu’il croyait.

Mon avis : Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une dystopie qui me plaise et me donne envie de lire la suite (après les fail d’Insaisissable et d’Uglies). Mais « Les Porteurs » m’a convaincu (et c’est du Made In France, pour ne rien gâcher ^^).
Le début commence assez lentement. Il y a une certaine gêne. Nous sommes tenus à l’écart de Matt et de ses amis et nous comprenons plus tard que c’est parce qu’eux même ne se connaissent pas bien. Mais peu à peu, nous sommes happés par le récit.
Le panel de personnage est très complet. Toutes les facettes de cette société futuriste sont représentées.
Matt porte l’intrigue sur ses épaules. Nous apprenons à le connaître au fil des pages. Derrière son côté décidé et « gros dur », se cache un adolescent qui se questionne sur ce qu’il est, sans vraiment s’en rendre compte.
Gaëlle est un personnage assez étrange. Elle est très conformiste parce qu’elle fait partie de ceux dont le choix du sexe est une évidence. Mais d’un autre côté, elle est très curieuse et elle cherche à comprendre ce qu’il se passe derrière cette société. Elle est assez agaçante au premier abord mais elle possède quand même un grand nombre de qualités.
Flo représente l’indécision, la faille de la société. Il est plutôt mystérieux et j’aurai grand plaisir à le retrouver dans les prochains tomes pour en apprendre plus sur celui-ci.
Lou est un bon élément perturbateur, il ajoute une pincée de romanesque très plaisante.  
Du côté de l’écriture, la plupart des chapitres ont Matt pour narrateur et les autres sont écrits à la 3ème personne.  Cela permet à la fois d’avoir une opinion sur les évènements et un personnage auquel s’identifier mais aussi un point de vue extérieur sur cet univers.
Le livre porte sur le thème de la quête identitaire et du choix de sexe mais ce n’est pas trop appuyé. C’est avant tout une dystopie et comme toute dystopie, elle cherche à dénoncer un élément de la société : l’identité sexuelle (même si certaines échouent lamentablement en s’enlisant dans les clichés).
 Le thème n’est pas déballé sur un plateau, c’est plutôt subtil mais ça marche.
Ce thème est vraiment important à mes yeux et commence à s’épanouir en littérature jeunesse (et c’est cool) mais c’est la première fois que je le vois sous forme de récit de science-fiction. Ça change et ça permet aussi de faire un récit moins « leçon de vie ».
Le seul point négatif est pour moi le rythme. De fait, le livre commence très lentement, l’introduction est assez longue. Mais vers la fin, tout s’emballe, les révélations s’enchainent. A peine le temps de s’habituer à une des révélations, une autre nous tombe dessus !

Malgré ce point négatif, j’ai vraiment très envie de retrouver Matt, Gaëlle et Flo pour un second tome qui s’annonce mouvementé.

Génial !